Atelier d’écriture – Laure d’Astragal

Atelier d'écritureDe Laure d’Astragal (Larousse, 2013)

Rapide résumé

10 semaines et 70 exercices pour réveiller l’écrivain qui sommeille en vous.

Chronique d’Atelier d’écriture

Préambule

L’inspiration suffit parfois pour écrire, mais pas pour être publié. Une histoire doit répondre à une structure bien cadrée pour plaire au lecteur.

Présentation de la méthode

Écrire s’apprend, à l’université comme dans les livres. L’auteure nous propose ici une méthode en 10 semaines qu’elle a développé au fur et à mesure de ses années d’animation d’atelier d’écriture. Vous découvrirez comment avoir des idées, les ordonner, vous affirmer capable d’écrire et écrire une histoire à tous les coups. Avec un chapitre par jour la première semaine, puis un par semaine.

Premier jour : Préparation à l’écriture

Posez-vous la question suivante toutes les heures pendant une journée « Qu’ai-je envie de faire pour moi et pour les autres ? », et regardez si le « désir d’écrire » est une réponse.

Pourquoi ai-je le désir d’écrire ?

Fermez les yeux un instant, et répondez à cette question.

Écrire consiste à diffuser des informations, à enseigner ou bien à transmettre des valeurs morales ou spirituelles. On essaie de faire rêver le lecteur à partir d’une base solide. La source peut-être réelle ou imaginaire, la catégorie : théâtre, poésie ou récit (roman, conte ou nouvelle). Choisissez votre genre: action, aventure, comédie, romance, drame, fantastique, science-fiction, historique, horreur, journal, biographie, policier, …

Evaluation de départ

Exercice 1 : Affirmation
Écrivez« Je m’appelle ……, et je suis écrivain. » Ancrez en vous l’idée que vous êtes capable de le faire.

Ex 2 : Les étiquettes négatives
Listez au moins 10 peurs ou 10 freins qui vous bloquent, puis écrivez 5 compléments à cette phrase : « Je pense que je ne peux pas être un écrivain célèbre parce que … »

Ex 3 : L’image de l’empêcheur
Dessinez un personnage méchant qui vous empêche d’écrire, il représente votre cerveau logique. Ajoutez des bulles dans lesquelles il vous donne les raisons pour lesquelles vous ne pouvez pas écrire.

Ex 4 : Les convictions positives
Recherchez une solution à chaque frein listé précédemment.

Préparation matérielle

L’inspiration peut venir à tout moment, pour attraper toutes ces idées prenez :

  • un cahier de voyage qui passe dans votre sac,
  • un petit carnet dont vous pouvez facilement arracher des pages,
  • des feuilles où tracer vos plans, faire vos fiches, …
  • un cahier de rêves à laisser dans votre table de nuit,
  • un « cahier de réveil » que personne ne lira.

Si vous écrivez sur ordinateur, pensez aux sauvegardes !

Préparation physique

Chouchoutez l’écrivain qui est en vous, et installez-vous un coin confortable pour écrire. Prenez l’habitude d’écrire chaque jour dans votre « cahier de réveil », comme un journal secret qui vous aide à remarquer les évènements de votre vie et à exprimer vos émotions.

Préparation mentale

Les idées, les pensées, viennent de l’un ou l’autre des hémisphères de notre cerveau : le côté gauche pour le concret et la pensée rationnelle, le côté droit pour la créativité, l’abstrait et les émotions. Pour bien écrire, il faut stimuler les deux parties de notre cerveau.

Imaginez un gâteau. Vous pouvez facilement décrire la recette et son aspect final, mais comment décrire les sensations de ceux qui le voient et le goûtent ?

Préparation psychologique

Si vous voulez vraiment écrire, vous devez faire une vraie place à l’écriture dans votre vie. Annoncez à votre entourage votre désir d’écrire, et demandez-leur de ne pas vous déranger. Écrivez avec votre cœur et votre propre voix.

Préparation spirituelle

Laissez l’inspiration venir à vous, identifiez vos désirs, et ne croyez pas tout savoir.

Ex 5 : Contrat
Rédigez et signez un contrat avec vous-même, dans lequel vous vous engagez à écrire régulièrement, à lire, et à prendre du temps pour vous.

Deuxième jour : Positionnement

Évacuez les freins

Manque de temps, soucis, environnement bruyant, proches envahissants, … Quels sont vos freins ?

Ex 6 : Les ennemis
Décrivez 3 ennemis de votre confiance et de votre créativité.

Ex 7 : Les blocages
Racontez un évènement lors duquel vous avez eu honte de montrer une de vos créations. Déchirez et jetez ce texte.

Ex 8 : Défendez-vous
Écrivez une lettre contre vos saboteurs, et défendez-vous.

Apprivoisez la confiance onirique

Reconnectez-vous avec vos rêves pour développer votre créativité.

Ex 9 : Les idoles de votre enfance
Trouvez des photos de 3 idoles de votre enfance, collez-les avec des phrases d’encouragement à votre égard.

Ex 10 : Les vies de rêve
Listez 5 métiers que vous aimeriez faire, les compétences qu’ils impliquent, et pourquoi vous ne les avez pas choisis.

Comment naît une idée ?

Il faut à la fois avoir de bonnes idées, et savoir les retranscrire. Plus vous créez et plus il devient facile de créer. « Écrire, c’est transcrire des émotions », vos descriptions doivent éveiller les 5 sens.

Ex 11 : Éveil des sens : la vue
Faites une liste de mots liés à la vue et rédigez un texte avec ce vocabulaire.
Les exercices 21,26, 32 et 38 sont semblables mais pour : l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher.

Troisième jour : La douche d’écriture

Écrire par plaisir

Pour ne pas risquer de rester bloqué devant une page blanche, il faut créer un mécanisme d’écriture dynamique. Le meilleur moment pour écrire est le réveil, avant que le cerveau rationnel ne se réveille lui-même. Familiarisez-vous avec l’écriture en tenant un journal, chaque matin, pendant une demi-heure. L’idéal est de vous réveiller spontanément, sans un réveil bruyant qui crée des tensions. Écrivez tout ce qui vous passe par la tête, sans réfléchir. Écrivez tous les jours, autorisez-vous une journée joker dans la semaine. Si rien ne vient, écrivez que rien ne vient …

Ex 12 : Cinq conseils pour libérer l’écriture

  1. Officialisez votre désir : annoncez votre projet à votre entourage, mettez votre réveil une demi-heure plus tôt, et écrivez.
  2. Inspirez : sortez et oxygénez-vous, sur un terrasse ou à la campagne, et observez les gens.
  3. Faites des pauses : faites-vous plaisir, bichonnez-vous.
  4. Expirez : observez vos pensées dans vos activités routinières (ménage, conduite, …), conscientisez vos émotions.
  5. Stockez vos idées : mémorisez vos idées dans un carnet ou un dictaphone.

Les carburants de l’écriture

Ex 13 : Les critiques utiles
Listez les critiques qu’on vous a faites quand vous étiez enfant et conservez-les.

Ex 14 : Une vieille honte
Racontez la honte que vous avez ressentie suite à une critique injuste.

Ex 15 : Les compliments
Listez les compliments que vous aimeriez recevoir.

La description

Elle doit être très précise et en cohérence avec la réalité. Rencontrez des spécialistes ou faites un stage pour décrire au mieux les métiers et techniques.

Ex 16 : La terrasse du café
Partez d’une phrase comme « Une jeune femme était assise à la terrasse du café. » et posez-vous tout un tas de questions pour préciser la scène : son âge, ce qu’elle fait, ses vêtements, le temps qu’il fait, …  Essayez de ne pas tout dire, mais de faire comprendre : par exemple si elle attend son amoureux on la verra se recoiffer et se remaquiller.

Ex 17 : Imaginer les causes
Trouvez une dizaine de photos de personnages expressifs. Imaginez ce qui vient de leur arriver.

La banque d’imagination

Écrivez le plus souvent possible, dès que vous avez un peu de temps. Et faites lire vos histoires par des enfants ; ils n’hésiteront pas à vous poser des questions si un détail leur manque.

Ex 18 : Un premier jour
Racontez votre premier jour d’école (ou de fac, ou de travail, …). Détaillez bien les causes de chaque émotion. Évitez de lire pendant votre entrainement pour ne pas comparer votre écriture à celle des écrivains. Contentez-vous des journaux pour l’inspiration et d’Internet pour la documentation.

Ex 19 : Le catalogue d’images
Mettez des photos de personnages et de lieux dans un classeur. Sur chacune notez une émotion positive et une négative.

Ex 20 : Le catalogue de faits-divers
Découpez des faits-divers et soulignez le mot le plus significatif de chaque texte.

Quatrième jour : Le thème et le sujet

Ex 22 : Les mots « voyageurs »
Écrivez un texte court (pas plus de 60 mots) avec une liste de mots. Exemple : « couleur : rouge ; animal : chat ; nombre : cinq ; météo : pluvieux ; défaut : mépris ; qualité : jovialité ; objet de cuisine : autocuiseur ; vêtement : gabardine ; légume : poireau ; personnage de théâtre : Arlequin »

Vous avez probablement réussi à écrire un texte contenant tous ces mots, mais a-t-il vraiment un intérêt pour le lecteur ? Il lui manque ce petit truc qui fait sens.

« Un roman est constitué d’actions qui s’organisent en une intrigue répondant à une structure-type en six étapes, commune à tous les récits » : état initial, événement déclencheur, péripéties, crise avec révélation, événement rééquilibrant, état final. Le récit n’a pas besoin d’être chronologique, des retours en arrière sont courants.

De quoi parler ?

Transmettez les « valeurs » de votre récit dès les premières pages. Choisissez un de vos espoirs ou une crainte. Optez pour un thème qui vous passionne, mais évitez l’autobiographie qui demande trop d’honnêteté pour commencer. Observez le monde, lisez tout ce qui s’offre à vous, et trouvez votre idée. Piochez dans les faits divers du jour. Soyez attentif aux conversations des gens, regardez les vivre.

Ex 23 : Travail sur images
Écrivez une courte histoire à partir d’une image de votre classeur. Puis une autre à partir de deux images (un personnage et un lieu).

Ex 24 : Résumé d’un film, mini histoire, pitch
Résumez en deux lignes un film que vous avez vu. Recopiez une vingtaine de pitch trouvés sur Internet ou dans des magazines, étudiez leur structure : personnage principal + problématique + action. Transformez votre résumé en pitch.

Ex 25 : Mots et émotions
Marchez chez vous et notez : un ustensile, un fruit, un récipient ouvert, un vêtement, un meuble, un objet inutile, … Puis associez à chacun une émotion ou une sensation et expliquez pourquoi vous avez fait cette association.

Cinquième jour : Les opinions

Le point de vue narratif

Qui raconte l’histoire et comment ? Est-ce le héros ou non ? Première ou troisième personne ? Que sait-il ? Avec le point de vue objectif, le narrateur ne sait rien, il se contente de décrire l’action. Le narrateur omniscient, au contraire, sait tout, notamment ce qui se passe dans la tête de chaque personnage.  Si c’est un personnage, il ne sait que ce qu’il voit et ressent lui-même. Il est possible que plusieurs personnages se partagent le rôle de narrateur, avec chacun sa propre voix.

Ex 27 : Narrations
Souvenez-vous d’un incident de votre enfance. Racontez-le selon votre point de vue, celui de votre professeur, puis un conteur extérieur.

L’idée de base

En une seule phrase, posez les prémices de votre histoire. Les bases doivent être précises, concrètes et originales. Le concept est plus abstrait, il explique pourquoi le personnage va prendre des risques. Votre idée a-t-elle un intérêt ? Elle doit amener le lecteur à se poser des questions.

L’opinion de l’auteur

Il s’agit de la morale de l’histoire. Elle doit être présente tout au long du récit.

Ex 28 : Scandales
Listez 5 choses qui vous scandalisent et que vous aimeriez changer.

Ex 29 : Trois souhaits
Listez 3 souhaits que vous feriez si vous aviez tous pouvoirs.

Qu’est-ce qu’une histoire ?

C’est le récit, réel ou imaginaire, d’un personnage principal, conté par un narrateur qui cherche à capter l’intérêt d’un lecteur. Le héros est le personnage qui a l’histoire la plus palpitante.

Ex 30 : 50 mots
Listez 5 êtres vivants (humains et animaux) méchants, 5 gentils, 10 verbes d’action, 10 adjectifs, 10 lieux, 10 objets.

Ex 31 : Travail de détective personnel
Listez des choses aimées de votre enfance. Écrivez une scène de votre enfance à partir de l’une d’elle, et exagérez vos émotions.

Sixième jour : Le «  Temps avec moi »

Écrire attitude

Prenez le temps d’écrire : levez-vous plus tôt, couchez-vous plus tard, écrivez en mangeant, … Évaluez le temps que vous passez à écrire (pas à vous documenter ou à rêver de votre futur livre !). Faites des pauses et accordez-vous du temps pour vous faire plaisir : le TAM (temps avec moi).

Évaluation du temps libre

Ex 33 : Où passe mon temps ?
Évaluez le temps que vous passez chaque semaine pour travailler, manger, vous déplacer, dormir, faire vos courses, … Sur les 168 heures de la semaine, combien de temps avez-vous passé pour vous ?

Ex 34 : Diagramme de mes occupations hebdomadaires
Reprenez les heures de l’exercice précédent et disposez-les dans un tableau en coloriant une case pour 4 heures : en bleu pour le sommeil, en orange pour le travail et transport, en vert pour vos activités personnelles, … Avez-vous envie de modifier cette répartition ?

Ex 35 : Périmètre de sécurité
Dessinez un cercle et mettez à l’intérieur les points que vous voulez garder, et à l’extérieur ceux dont vous voulez vous débarrasser.

Ex 36 : Enquête sur soi
Recherchez dans votre enfance 5 aspects de votre personnalité que vous aimiez, 5 réalisations dont vous êtes fier, 5 plats que vous aimiez … et offrez-vous en un !

Je m’autorise du « Temps avec moi »

Ex 37 : Mon TAM
Ajoutez dans votre agenda votre TAM (cinéma, jardinage, piscine, …) chaque semaine !

Deuxième semaine : Le temps de l’écriture

Rassurez-vous

Ne faites pas lire vos textes pour le moment, on risquerait de vous décourager d’écrire. Choisissez les amis qui vous encouragent, débarrassez-vous de ceux qui abusent de vous. Ayez confiance en vous et prenez plaisir à écrire.

Lâchez vos émotions

Ex 39 : 50 mots pour une histoire
Écrivez une histoire à partir des 50 mots de l’exercice 30 avec un enfant comme héros.

Ex 40 : Une première fois
Racontez une de vos premières fois pleine d’émotion (premier baiser, boulot, accouchement, …).

Ex 41 : Une présentation d’exception
Rédigez un texte vantant vos mérites et vos exceptionnelles qualités.

L’histoire et l’intrigue

L’intrigue explique et relie les différents évènements de l’histoire. Elle fait vivre au lecteur cette histoire qui n’est pas réelle. L’histoire commence par une situation stable et doit finir par une nouvelle situation stable. Entre temps un problème survient qui rend la situation instable et le héros cherche à s’en sortir. C’est une suite de choix et d’actions du personnage principal qui l’emmènent jusqu’à la situation finale. L’évènement déclencheur doit éveiller la curiosité du lecteur, les péripéties doivent le garder en haleine, et le dénouement doit répondre à ses attentes.

Le dénouement

Si vous connaissez la fin de l’histoire avant de l’écrire, votre intrigue risque d’être un peu trop « mécanique ». Laissez-vous entrainer par votre propre histoire et découvrir la fin … à la fin. Le dénouement, c’est la disparition de la problématique de départ. L’histoire répond aux questions  « qui ? quoi ? où ? quand ? comment ? ». L’intrigue répond à la question « pourquoi ? ».

Ex 42 : L’intérêt
Lors de vos lectures, listez les points qui vous donnent envie de continuer la lecture.
Quel est le livre que vous aimez le plus ? Et le dernier best-seller que vous avez adoré ?

Ex 43 : Réécrire le résumé d’un best-seller
A partir d’un livre que vous aimez, listez : qui, quoi, où, quand, comment, pourquoi. Changez ces six points et réécrivez le résumé.

Le début de l’histoire

Vous devez accrocher votre lecteur dans les cinq premières pages si vous souhaitez qu’il lise le livre jusqu’au bout. Toutes les hypothèses doivent être posées dès le départ plutôt que de sembler sortir du chapeau plus tard. Vous pouvez rédiger le début après avoir fini d’écrire votre histoire si cela vous semble plus facile.

La première page doit nous mettre tout de suite dans l’ambiance et présenter le personnage principal. Le personnage doit sembler vrai et ne pas être parfait. Vous pouvez mettre en avant ses défauts dans un dialogue avec d’autres personnages. L’élément perturbateur peut arriver de nulle part contrairement au dénouement final, mais il peut aussi être expliqué dans un flash-back par exemple.

Essayez au maximum de donner à voir plutôt que de raconter. Utilisez les cinq sens pour faire ressentir la scène au lecteur. Décrivez les émotions de votre personnage, positives ou négatives. Pour susciter l’émotion du lecteur, faites appel à des archétypes, ou à toute autre référence commune.

Ex 44 : Lecture dynamique
Relisez votre histoire en vous demandant régulièrement « Et si … ? »

Ex 45 : Cinq personnages atypiques
Listez 5 personnages avec, pour chacun, un nom et un adjectif qui s’opposent (ex : « Elie, coiffeur chauve »). Trouvez leur un obstacle puis une quête, et une dizaine de péripéties.

Pour susciter l’intérêt du lecteur vous pouvez créer plusieurs intrigues qui s’entremêlent (avec des personnages différents) ou une intrigue secondaire dans l’intrigue principale.

Je m’autorise à me faire plaisir

Ex 46 : Les bons choix
Listez 20 choses que vous aimez faire, et utilisez cette liste pour vos « Temps avec moi ».

Troisième semaine : La structure

Naissance du personnage

Il n’est pas réel mais doit sembler réel. On distingue le héros, sur lequel repose l’histoire, des personnages secondaires, qui vont l’aider ou au contraire le gêner.

Ex 47 : Création d’un personnage
Choisissez cinq vies imaginaires et imaginez que vous vivez leur vie pendant quelques heures.

Ex 48 : Choisir son personnage
Choisissez un des cinq personnages précédents, expliquez pourquoi lui. Décrivez-le. Où travaille-t-il ? Quelles sont ses qualités et défauts ? Qui connaissez vous qui exerce son métier ?

Ex 49 : Monologue
Faites parler ce personnage de son métier à un personnage imaginaire qui ne répond pas.

Ex 50 : La grappe de mots
Notez un mot et tracez un cercle autour. Entourez-le d’autres mots cerclés. Puis notez une troisième série de mots autour des deuxièmes. Reliez les mots qui vous semblent en connexion. Ce schéma vous aidera à écrire des phrases. Vous pouvez faire de même avec un personnage central au lieu d’un mot.

Ex 51 : Décor
Racontez la scène et décrivez le lieu où elle se déroule.

Votre personnage est votre porte parole dans l’histoire. Choisissez-le en fonction des idées que vous voulez faire passer. Votre histoire repose sur les piliers ABCD : Aboutissement (la révélation du héros), Besoin (sa faiblesse), Combat (son problème) et Désir (sa quête). Les dialogues servent à expliquer les actions des personnages, surtout les actes immoraux. Ils doivent être concis et en cohérence avec les personnages.

Ex 52 : Dialogue
Choisissez un personnage des exercices précédents. Quels sont les avantages et inconvénients de son métier ? Détaillez-les dans un dialogue (dispute) avec sa femme.

Le lecteur aime les conflits, sans eux il n’y a pas vraiment d’histoire. Ils doivent s’enchainer tout au long de la quête du héros, sans pour autant paraitre exagérés. Ils peuvent s’appuyer sur des faits extérieurs au personnage ou bien il peut s’agir de conflits intérieurs.

Il y a plusieurs nœuds dans l’histoire qui doivent tous être démêlés à la fin. Le premier est l’élément déclencheur. Le dernier a lieu juste avant le climax, c’est-à-dire le point culminant de l’intrigue où le personnage est prêt à tout. Ensuite vient le révélation : le personnage a changé. Vérifiez que des indices sont présents dans l’intrigue pour annoncer ce changement, si ce n’est pas le cas, ajoutez-en.

Quatrième semaine : Les personnages

Les personnages font la force d’un récit

Vous devez entrer dans la peau de votre personnage mais ne surtout pas le laisser entrer dans la votre, sous peine de ne plus être objectif dans le choix des directions à prendre pour votre histoire. Il faut qu’à la fin, votre héros soit changé par ce qui lui est arrivé dans l’histoire.

Pour choisir le caractère de vos personnages inspirez-vous de grand archétype, de la mythologie, de la psychologie. Observez les gens qui vous entourent, que vous croisez, et inspirez-vous d’eux. Pour rendre vos personnages plus réels, rencontrez des personnes qui font le même métier, … Créez-vous des fiches personnages, et donnez le maximum d’informations les concernant dès les premières pages de votre histoire.

Pour décrire votre personnage, vous pouvez :

  • utiliser le style indirect
  • le faire présenter par un autre personnage
  • décrire une scène dans laquelle il met en avant sa personnalité
  • le faire dialoguer avec un autre personnage

Le rôle des personnages

Il existe 5 grands rôles : le personnage principal, l’opposant, l’adjuvant (aide), le destinateur (qui confie la mission) et le destinataire de la quête. Le personnage principal : c’est sa vision du monde et ses décisions que voient le lecteur. Il ne doit pas être parfait, vous pouvez lui donner une faiblesse particulière ou lui faire commettre un acte immoral au début de l’histoire. Son caractère doit être montré à travers ses actions, ses décisions, et ses dialogues.

Travail sur le personnage

Faites-vous une fiche par personnage, et cochez les caractéristiques au fur et à mesure que vous les distillez dans votre texte.

Ex 53 : Le prénom, le diminutif
Donnez-lui un prénom et un diminutif. Pourquoi ses parents ont choisi ce prénom ? Qui connaît son surnom et pourquoi celui-là ?

Ex 54 : La carte d’identité du personnage
Nationalité, sexe, nom, prénom, date et lieu de naissance, taille, couleur des yeux, …

Ex 55 : Le carnet de santé du personnage
Taille, poids, hospitalisations, problèmes héréditaires, allergies, problèmes psychologiques, …

Ex 56 : Les défauts, les manies, les objets fétiches
C’est eux qui vont permettre son évolution tout au long de l’histoire.
Listez ses défauts apparents et ses défauts cachés. 5 mots pour dire en quoi il est incompris. Quels sont ses plats ou phrases préférés ou détestés ? Donnez-lui une qualité qui lui rendra service. …

Ex 57 : Le contexte
Aspect social : origines, profession, niveau de vie, relations, loisirs, religion, …
Aspect héréditaire : Un personnage important dans la famille, un héritage, un secret de famille ? …
Tendance sensorielle dans son expression : A-t-il un modèle ? Qu’est-ce qu’il aime et déteste ?

Ex 58 : Le bonhomme synthèse
Dessinez un bonhomme avec des cercles pour la tête, le tronc, les mains et les pieds. Dans ces cercles, notez respectivement ses désirs et peurs, son identité, ses défauts et qualités, son passé professionnel et familial.

Ex 59 : Action !
Décrivez une intrigue avec votre personnage : un problème de départ, ce qu’il fait pour s’en sortir, la fin, ce qui a changé.

Cinquième semaine : La quête et les premières contraintes

Diagnostic de l’écrivain

Ex 60 : Le gâteau de ma vie
Découpez un cercle en 6 parties : famille et quotidien, spiritualité, sport, travail, loisirs et amis, aventure et lecture. Dans chaque part, placez un point pour évaluer le temps passé (au centre pour 0, au bord du cercle pour 10). Reliez les points en étoile, et voyez le domaine délaissé.

Ex 61 : La lettre au Père Noël
Notez cinq choses qui peuvent améliorer votre vie mais pour lesquelles vous avez besoin d’aide, et affichez cette lettre au Père Noël là où toute votre famille peut la voir !

Ex 62 : Une journée de rêve
Racontez la journée de vos rêves, si tout était permis et qu’il n’était pas question d’argent.

Ex 63 : Enquête sur soi
Demandez à vos amis de remplir votre portrait chinois : « si j’étais (un animal, une qualité, …) je serais … » puis « Si je changeais, je pourrais être … (une profession, un artiste, un roman, …) ». Que ressentez-vous face aux réponses ?

A la fin de vos pages de réveil, écrivez 3 affirmations : « j’ai le droit de », « j’ai la volonté de », « je suis prêt à » … Utilisez des mots constructifs (accomplir, aimer, guérison, rêves, vérité, …)

Les autres personnages

Ils ne doivent pas être plus de 10, et ils doivent servir à quelque chose dans l’histoire. Faites-leur une fiche, comme pour le personnage principal. Le méchant doit être construit comme le héros, il a aussi sa quête et sa faiblesse. Le héros peut également avoir des conflits avec d’autres personnages secondaires. Les alliés vont aider le héros à prendre conscience de ses erreurs. Ils ne doivent pas avoir le même but, sinon ils deviennent ennemis.

Créez-vous un carnet de personnages, faites des mini-fiches de personnages dès que vous croisez un inconnu qui vous inspire. Vous pouvez créer une intrigue secondaire avec un personnage secondaire et sa propre quête. Il vous faut aussi des personnages de décor, qui ne parlent pas et ne font aucune action, mais sont les figurants de votre histoire.

L’orientation dramatique

Le personnage principal réussit, échoue, abandonne, sa quête est « indéfinie » ou c’est le lecteur qui crée la quête.

La quête du personnage principal

La quête répond à un besoin ou un désir du personnage. L’objectif doit être clair et la motivation doit convaincre le lecteur. Au départ le héros doit avoir environ 50% de chances de réussir. Chaque scène doit faire avancer votre personnage dans cette quête sans faire de détours. Les principaux domaines de quêtes possibles sont l’amour, la gloire, la fortune, ou la quête imposée par autrui.

Le lecteur veut être dépaysé, avoir des sensations. Il les vivra à travers votre personnage : donnez des frissons de joie ou de peur ! L’histoire prend fin lorsque le personnage a l’étincelle qui le fait changer et modifier son objectif.

Sixième semaine : L’expérience du conte

Ex 64 : Étude d’un conte de fée
Lisez un conte et recherchez chaque élément de l’intrigue (personnage principal au début, à la fin, élément déclencheur,  quête du protagoniste, intrigue secondaire, conflits et obstacles, climax, dénouement. Faites le plan du conte, découpez-le en scène regroupées en actes.

Construction d’un conte de fée

Le récit se déroule généralement dans un passé lointain, dans un monde fictif où tout est possible, et se termine bien. Les archétypes sont très présents.

Ex 65 : Amusons-nous à construire un conte
– Lancez un dé pour choisir votre héros : 1 = prince ou princesse, 2 = roi ou reine, 3 = enfant, …
– Donnez-lui un handicap : 1 = on lui a jeté un sort, 2 = il est laid à faire peur, …
– Choisissez un lieu de départ et un lieu d’arrivée (peut être le même).
– Choisissez une quête à votre héros (pour lui : amour, gloire, fortune ; ou pour un commanditaire).
– Choisissez les étapes de son voyage et les péripéties de l’histoire.
– Lancez le dé pour étoffer votre intrigue : l’ami (fée, lutin, …), l’ennemi (frère, vieillard, ogre, …), un objet magique (cape d’invisibilité, bottes de sept lieux, …), un animal mystérieux (crapaud, dragon, …), un animal ordinaire (chat, mouton, …), la récompense (la main de la princesse, un trésor, …)
– Choisissez 5 lieux (village, montagne, mer, église, chaumière, île, grotte, ruine, …), 3 ambiances (tempête, canicule, fanfare, puanteur, nuit, …), 3 obstacles (pont-levis, feu, combat, malédiction, révélation, …), 5 objets (fiole de poison, chandeliers, bourse, grimoire, trésor, écuelle, tapis, …).
– Notez chaque élément choisi ou tiré au sort sur un petit bout de papier, étalez les papiers devant vous et inventez un conte.
– Lisez votre conte à des enfants, et écoutez toutes leurs remarques pour l’améliorer.

Septième semaine : La préparation de l’histoire

Construire un scénario

Le pitch est une phrase-clé qui explique qui fait quoi et pourquoi. Le synopsis est un plan de l’intrigue en 5 pages maximum : de la situation initiale à la situation finale en passant par la liste des péripéties. Le séquencier est une description précise de chaque scène : qui, quoi, pourquoi, avec qui, où, quand, … Pas de dialogue ni de description détaillée, le but n’est pas d’écrire l’histoire. Chaque scène est une mini-histoire (début, point culminant, fin) qui sert à faire avancer l’intrigue principale.

Le plan de l’histoire

Ex 66 : Le canevas
Faites le canevas de votre roman avec l’ordre successif des scènes. Quelles sont les relations de cause à effet entre les scènes ? Quel est le problème du personnage ?

La dynamique d’une histoire

Le suspense peut venir d’un secret révélé (une enquête), d’un conflit fondamental (un amour impossible), d’une situation catastrophique (dont le héros doit sortir) ou d’un « plant » installé dans le décor et qui va ressurgir. L’atmosphère ne doit pas être une simple description mais doit générer des émotions chez le lecteur … comme s’il y était. Elle englobe tout : ce qu’il y a au-dessus, au-dessous, ce qui pourrait arriver, … Vous devez connaître la fin de l’histoire avant de commencer à écrire afin de savoir où vous aller. Votre personnage va-t-il atteindre son objectif ou non ? Une bonne fin n’a pas besoin d’épilogue.

Une rédaction efficace

Annoncez à votre entourage que vous écrivez, isolez-vous et faites en sorte qu’on ne vous dérange pas. Ayez à disposition votre plan, votre dictionnaire et tout ce dont vous pouvez avoir besoin. Faites une pause au bout de 2 heures en ayant votre carnet sous la main pour noter des idées. Si vous séchez, relisez votre texte et aérez-vous la tête.

Tenir le lecteur en haleine

L’intérêt du lecteur est lié à la progression du personnage dans sa quête. Il doit évoluer de manière progressive. Il peut faire des erreurs car elles sont riches d’enseignement. Vous ne devez pas trop en dire tout de suite, mais distiller les informations. Vous devez travailler le rythme de l’intrigue dans votre synopsis. Pour un rythme rapide, utilisez des verbes d’action et des phrases courtes. Pour ralentir, utilisez des participes, des mots de liaisons, des virgules, de longs dialogues. Votre lecteur doit s’identifier au héros, il doit pouvoir croire à l’histoire et avoir plusieurs idées de la suite de l’intrigue. Vous devez parler des grands thèmes de la vie tout en faisant rêver. Semer des indices pour que l’intrigue semble logique.

Ex 67 : Premier essai d’histoire
Prenez deux images dans votre classeur, imaginez un personnage et faites sa fiche. Quel serait le thème, le sujet de son histoire ? Faites le plan d’une nouvelle.

Les dernières étapes avant la rédaction

Faites une fiche pour chaque lieu que vous décrivez, notez chaque détail qui apparait dans le texte pour éviter les incohérences. Si le lieu est réel, documentez-vous. S’il ne l’est pas, rédigez une description plus fournie afin de le rendre le plus réel possible. Si l’histoire se passe dans un contexte historique, documentez-vous. Préférez un éternel présent. Faites un calendrier, notez la date (voire l’heure) de chaque scène.

Faites un résumé en 3 lignes (dénouement compris) et affichez-le sur votre bureau. Rédigez votre intrigue : 15-20 pages, sans dialogue ni description.

Huitième semaine : La boîte à outils

Les ingrédients de survie d’écriture

Notez dans un carnet tout ce qui pourra venir nourrir votre récit et utilisez un code couleur.

La construction en étoile

En cas de blocage : listez 10 mots en lien avec ce que vous écrivez, les uns sous les autres. Faites partir 3 branches de chaque mot, et écrivez ainsi 30 mots suggérés par les premiers dans une seconde colonne, puis un verbe d’action en face de chacun. Associez-les pour trouver de nouvelles idées.

Les fiches des personnages

Pour chacun notez son but, sa quête, sa principale qualité, ce à quoi il s’oppose, ce qu’il veut, ses rêves, ses craintes, ses habitudes, … Dans votre récit, apportez ces informations au lecteur de préférence dans des dialogues que dans une longue description. Dès que vous donnez une information dans votre texte, notez-la sur votre fiche pour ne pas créer d’incohérence.

Le diagramme des alibis

Utilisez-le pour garder des faits à l’esprit, notamment lors de la rédaction d’un roman policier.

La panne d’écriture

Ficelez bien votre intrigue et acceptez d’écrire un texte imparfait. Laissez votre phrase en suspens pour reprendre plus facilement votre texte plus tard.

Relisez votre dernier chapitre et listez, dans une première colonne, 10 mots en rapport avec votre intrigue. Dans une deuxième colonne, associez deux adjectifs à chaque mot. Puis dans une troisième, ajoutez des verbes d’action. Ailleurs, listez cinq objets et cinq adverbes. Faites une phrases en vous inspirant de tous ces mots.

Vous pouvez réécrire les dernières pages en ajoutant de l’émotion. Vous rentrez alors un peu plus dans la peau de vos personnages et la suite vient naturellement.

Rien ne vient ? Changez d’air, un fait nouveau relancera peut-être votre inspiration. Complétez la fiche de votre personnage principal, reprenez votre plan et posez-vous un maximum de questions.

L’analyse relationnelle

Sur une grande feuille, notez au centre le nom de votre personnage principal, et entourez-le de vos autres personnages. Indiquez le lien qui les unit (mère/fille par exemple). A chaque rencontre ou dialogue entre deux personnages, ajoutez un trait entre eux, et vérifiez que votre personnage principal est bien au centre des échanges.

L’analyse dramatique : la technique de l’arbre

Pour chaque scène, notez sur un petit papier le nom du personnage et son action. Puis demandez-vous ce qu’il a fallu pour qu’il agisse ainsi, et notez les raisons sur d’autres papiers que vous placez au-dessus (construisez ainsi un arbre sur votre mur, ou sur une bâche au sol). Vérifiez que chaque action est justifiée, sinon reprenez votre texte et ajoutez des éléments pour expliquer les actions futures.

Les trois moyens de raconter

Décrivez l’univers, l’ambiance, les décors ou encore les gestuelles de vos personnages. Les dialogues permettent de donner certaines informations au lecteur. Attention, chaque personnage doit avoir une façon spécifique de s’exprimer. Le flash-back permet d’apporter certaines explications, mais peut alourdir la lecture.

Neuvième semaine : Premières nouvelles

La construction d’une nouvelle

Ex 68 : La nouvelle pas à pas
Un récit dense, une action qui démarre vite, des descriptions courtes et peu de personnages.
Partez d’un fait divers et donnez votre point de vue. Choisissez un personnage et situez-le dans une situation stable. Créez l’élément déclencheur en une phrase (lié au fait divers). Listez 3 étapes de sa quête en crescendo, et des obstacles à chacune. Choisissez un dénouement et un épilogue.
Rédigez votre nouvelle. Détaillez bien la scène principale et optez pour un rythme plus rapide pour les autres évènements. Surprenez avec la chute.

La nouvelle guidée

Ex 69 : Écriture sur la chevalerie
Construire une nouvelle sur la chevalerie en utilisant un canevas précis (3 quêtes au choix) et des éléments d’information liés à l’époque : noms et prénoms du Moyen-âge, 10 commandements de la chevalerie, liste d’armes, vertus de la chevalerie. Commencer par décrire le héros : nom, qualités et faiblesses. Continuer en racontant son adoubement et la fête qui s’ensuit. Choisissez un élément déclencheur entre tentative d’empoisonnement du roi, enlèvement de son héritier, ou attaque imminente. Choisissez un compagnon de route pour votre chevalier et trouvez 3 obstacles. L’histoire se termine bien et il obtient une récompense : gloire, fortune ou amour.

Ex 70 : Analyse de deux premières nouvelles
Deux exemples d’analyse de nouvelles réalisés en atelier d’écriture.  Dans le premier, la ligne directrice n’a pas été établie dès le départ, ce qui entraine un manque de cohérence à l’histoire. La seconde nouvelle ne laisse pas assez de place à la quête, la chute semble alors sortir de nulle part.

Ex 71 : Construisez votre nouvelle
Écrivez une nouvelle à partir de la phrase suivante : « Au centre de la clairière, leurs pas les conduisirent vers une magnifique chapelle dont la porte en bois était ouverte… ».
Choisissez un cadre et un héros. Demandez-vous ce qu’il fait, pourquoi il est là et quelle est sa quête. Choisissez un personnage secondaire, le lien qui les unit, pourquoi il est là. Trouvez un élément déclencheur et une chute. Rédigez le synopsis et le pitch.

Dixième semaine : Félicitations !

La charte d’écriture

Pour être publié, écrivez pour votre lecteur.

10 règles d’écriture :
Accrochez l’attention du lecteur, bichonnez et fignolez les détails, captez votre lecteur, décorez vos descriptions, émerveillez votre lecteur, fidélisez votre lecteur, gardez le cap, habillez votre histoire de vérité, inventez et imaginez, jouez et faites-vous plaisir.

Le résumé en une page

Il sert à tester la densité de votre histoire et à accompagner votre manuscrit pour les éditeurs.

La publication

Pour trouver un éditeur, il faut écrire une bonne histoire, en cohérence avec sa ligne éditoriale, la présenter d’une certaine façon et ne pas vous décourager en cas de refus.

La note d’intention

Elle accompagne votre manuscrit et explique pourquoi vous avez choisi ce sujet.

La présentation du manuscrit

Il doit être au format A4, imprimé uniquement sur le recto, avec 1500 signes par page, soit 25 lignes de 60 signes. La couverture doit comporter le titre ainsi que vos coordonnées.

La correction du manuscrit

Aérez votre texte, utilisez un interligne double, supprimer le superflu, et les incohérences.

La relecture

Si vous relisez  vous-même, laissez passer plusieurs semaines entre chaque relecture car vous connaissez trop votre texte, et choisissez un thème précis pour chacune :

  • le cheminement des personnages : recherchez le prénom d’un personnage et relisez uniquement les passages qui le concerne
  • la pertinence de chaque dialogue, acte, comportement avec le thème central
  • la cohérence des lieux, temps, personnages
  • la concordance des temps

Imprimez votre texte pour le voir différemment, lisez-le à voix haute. Faites des séances de 2 heures maximum, puis reposez votre cerveau avec des tâches répétitives (ménage, jardinage, jogging, …). Vérifiez qu’aucun point n’est resté en suspens. Passez tout votre texte au crible des « pourquoi ».

Évitez de faire relire votre texte par un proche qui ne sera pas objectif. Mettez une annonce pour un lecteur de bibliothèque par exemple. Donnez un questionnaire à remplir après la lecture (c’est l’histoire de qui ? pouvez-vous décrire le protagoniste ? son objectif ? le méchant fait-il peur ? ce qui arrive aux personnages vous intéresse-t-il ? l’histoire est-elle originale ? la fin vous plait-elle ? …). Les critiques permettent d’améliorer l’histoire à condition d’être pertinentes. Ne corrigez pas si ça vous déplait. Trouvez un groupe de lecteurs sur Internet.

La protection de votre texte

Vous pouvez déposer votre texte auprès d’une société d’auteurs, d’un notaire ou d’un huissier. Vous pouvez vous l’envoyer par courrier recommandé et ne jamais l’ouvrir. L’enveloppe Soleau est une solution abordable, mais vous ne pouvez pas mettre l’intégralité du manuscrit, seulement quelques feuilles. Enfin, vous pouvez vous envoyer votre manuscrit en pièce jointe d’un e-mail.

Pourquoi écrire ?

Ex 72 : L’inventaire du grenier de ma vie
Notez sur une feuille la cause principale de votre motivation, toutes les raisons de votre désir d’écrire, qu’elles soient liées à votre enfance, votre profession, votre famille.

Ex 73 : La réhabilitation
Tout comme le personnage doit changer de valeurs pour réussir sa quête, vous devez changer les vôtres car l’écriture est votre quête. Regardez ce que vous aviez écrit le premier jour sur votre désir d’écrire, est-ce que la réponse a changé ?

Qu’est-ce qu’un bon livre ?

Un évènement déclencheur bouscule la vie du protagoniste, et déclenche sa quête. Il va rencontrer des obstacles, des conflits, des adversaires, des alliés. Il faut du suspens, des descriptions, des dialogues. Les problèmes vont crescendo jusqu’au point culminant ou le héros a une révélation et retrouve une nouvelle stabilité.

Plan de travail de réalisation du manuscrit

Vous devez définir dans l’ordre : l’idée, le thème, le sujet et votre point de vue, le personnage principal et sa motivation, son changement moral, l’élément déclencheur, le contexte (époque, lieu, milieu social ou professionnel, … : trouvez la documentation nécessaire), le déroulement de l’intrigue, les autres personnages et les conflits, les obstacles, l’intrigue secondaire, la fin de l’histoire, le canevas des scènes et les décors. Ecrivez le premier jet, faites une première relecture, rédigez l’argumentaire, écrivez le deuxième jet, puis relisez, et troisième jet.

Mon avis sur Atelier d’écriture

Une première partie plus « développement personnel » et une seconde très technique, le tout agrémenté de nombreux exercices … malheureusement mal répartis : certains chapitres sont trop théoriques alors qu’on voudrait plus de pratique, d’autres proposent des exercices un peu redondants. L’ensemble manque parfois de logique au niveau de l’organisation des chapitres et comporte beaucoup de répétitions : un peu comme s’il s’agissait d’un recueil d’articles de blogs regroupés par thématiques mais qui peuvent tout à fait se répéter. Le titre peut être trompeur, ce livre a pour but de vous apprendre à écrire, ce n’est pas un recueil de propositions d’écritures pour atelier. Malgré les points négatifs soulevés, je pense que c’est un bon livre et qu’il est très complet.

Ma note : 4/5

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