Comment devenir un brillant écrivain alors que rien (mais rien) ne vous y prédispose – La méthode Chabossot

Comment devenir un brillant écrivain alors que rien (mais rien) ne vous y prédispose – La méthode Chabossot

De Aloysius Chabossot (Milan, 2008)

Rapide résumé

Vue d’ensemble du processus de création littéraire et du monde de l’édition. Bon rappel des pièges à éviter pour écrire un livre et être publié.

Chronique de Comment devenir un brillant écrivain

Préambule en guise d’introduction

Pourquoi écrire un roman ?

Parce qu’une nouvelle ne sera jamais publiée, et que vous n’aurez pas beaucoup plus de chance avec une autobiographie ou des poésies, le roman est la seule option qu’il vous reste. Mais cela demande un peu plus de structure, de patience et d’acharnement que pour l’écriture de textes plus courts où l’inspiration du moment suffit.

1 – Travaux préliminaires avant la mise en orbite du génie créateur (vous)

Calculez votre potentiel littéraire

Pour pouvoir vous adonner pleinement à l’écriture, il est préférable de ne pas :

  • être marié
  • avoir des enfants
  • être investi dans votre activité professionnelle
  • passer trop de temps devant la télé
  • avoir besoin de beaucoup d’heures de sommeil
  • avoir des voisins bruyants
  • être dépressif

Avant d’écrire, préparez vos bagages

Avant d’écrire il faut déjà avoir lu, et beaucoup lu. Il faut également avoir vécu pour pouvoir donner plus de véracité à votre histoire.

Vos atouts pour être édité (ou ne pas l’être)

Le « profil type » de l’écrivain édité est celui du « bourgeois éduqué ». Pour vous en approcher vous devez :

  • habiter à Paris plutôt qu’en province
  • avoir entre 25 et 35 ans plutôt qu’être à la retraite
  • travailler dans la publicité plutôt qu’à la sécurité sociale
  • être issu d’un milieu social favorisé (ou défavorisé à condition d’avoir fait des études)
  • avoir travaillé dans le porno et être une femme

2 – Retroussons nos manches et attaquons le chantier

A la recherche du sujet

Inspirez-vous de ce que vous connaissez, imaginez des personnages dans un cadre qui vous est familier plutôt que d’improviser sur un sujet que vous connaissez mal.

Attraper les idées lorsqu’elles se présentent

Avoir toujours un calepin à portée de la main pour noter les idées lorsqu’elles arrivent. Pour les retrouver plus facilement par la suite, mettez en place une signalétique simple pour les différencier.

Si les idées n’arrivent toujours pas

Utiliser la contrainte peut être un bon moyen de se lancer devant une page blanche. Sans toutefois s’atteler à des contraintes aussi strictes que celles bien connues de l’OuLiPo (Ouvroir de Littérature Potentielle), partez d’un mot donné par une tierce personne par exemple. Vous pouvez ensuite demander d’autres mots pour compléter votre intrigue : un personnage, un lieu, …

Construisez alors votre histoire en confrontant vos personnages à différents événements. « Une bonne histoire, curieusement, c’est principalement ce que l’on fuit dans la vie réelle : des ennuis, des complications, […] »

Choisissez votre arme : les genres disponibles en rayon

  • L’autobiographie : Oubliez : votre vie n’intéresse personne.
  • L’autofiction : De l’autobiographie déguisée. Insistez sur le psychologique plutôt que sur les événements.
  • Le roman historique : Doit être particulièrement volumineux et bien documenté. Si vous n’êtes pas historien, oubliez.
  • Le roman policier : Genre particulièrement délicat, à réserver aux écrivains expérimentés.
  • Le roman de science-fiction : Tout un univers à inventer, à coup de grandes sagas de préférence : un travail monstrueux.
  • Le roman fantasy : Suite au succès du Seigneur des anneaux (les livres puis les films), tout le monde se prend pour Tolkien et veut écrire de la fantasy … rappelez vous qu’il a mis 12 ans à écrire son œuvre !
  • Le roman pour la jeunesse : Il faudra plaire à la fois aux adultes (éditeurs et parents) et aux enfants : pas si facile qu’on pourrait le croire.
  • Le roman pour célibataire trentenaire : Ecrire la vie d’une célibataire qui passe son temps à chercher l’homme de sa vie et faire la folle avec ses copines semble faisable. Toutefois sont exclus de cette catégorie par les éditeurs les hommes et les Français.
  • Le roman régionaliste : Les Français sont nostalgiques de leurs soi-disant origines paysannes alors sautez sur l’occasion. Il vaut mieux habiter à la campagne et bien connaître le folklore (lieux, métiers, langage, …).
  • Le roman sentimental : Intrigue standardisée, personnages stéréotypés, lieux paradisiaques, fin sans surprise. Le tout pour faire la fortune de votre éditeur, mais certainement pas la votre.

Au final peut importe le genre que vous choisissez, l’important est d’écrire votre roman avec talent et d’avoir confiance en vous. Si aucun de ces genres ne vous satisfait, vous pouvez tenter l’originalité mais il y a peu de chances qu’un éditeur prenne le risque avec vous.

3 – La construction de l’édifice romanesque

La structure

Il vous faut au minimum : un personnage, une intrigue, un lieu et une époque. Le tout enrobé dans un schéma narratif simple :

  • Situation initiale : Mise en place des personnages et du lieu de l’action. Faire apparaître ce qui se révélera par la suite le problème à résoudre dans l’histoire.
  • Perturbation : Un élément arrive et menace de troubler le calme de la situation.
  • Déséquilibre : La perturbation a provoqué un événement particulier qui chamboule totalement la vie du héros.
  • Tentative de réparation (ou résolution du problème, actions réparatrices) : Il y arrive ou pas, mais en tout cas il essaie de résoudre le problème.
  • Situation finale : Retour à la situation initiale, légèrement améliorée en général. Ou constat d’échec. Dans tous les cas le héros a évolué.

Ce schéma est chronologique mais votre récit peut ne pas suivre cette chronologie et commencer par le moment fort de l’histoire – le déséquilibre – avant de revenir en arrière.

Pour ceux que la structure n’emballe pas

Ce schéma narratif n’est pas une obligation (bien qu’il soit fortement conseillé). Vous pouvez sortir du modèle « intrigue » pour entrer dans le modèle « thématique » mais il se peut que ce type de construction vous demande beaucoup plus d’efforts qu’une histoire classique.

Le pacte de lecture

Le lecteur vous suivra … à condition que votre histoire soit vraisemblable : évitez les incohérences ! Prenez garde aux anachronismes, documentez-vous bien pour éviter des erreurs que les gens de métier (ou non) ne vous pardonnerons pas, rendez vos personnages les plus réels possibles en évitant de leur faire faire des actions qui ne collent pas au personnage (psychologiquement ou physiquement).

L’effet de réel

Ajoutez des détails auxquels le lecteur peut faire référence dans le monde réel pour qu’il croit plus à votre histoire. Toutefois vous pouvez rester plus vague si vous souhaitez que votre récit soit intemporel et mystérieux.

Les aides à la rédaction

Les logiciels d’écriture

Ces logiciels ne vous prémâcheront pas le travail, il ne s’agit que de traitements de texte améliorés dont vous vous passerez très bien. Mieux vaut user votre temps à écrire que le perdre à essayer de comprendre un logiciel sans intérêt.

Les ateliers d’écriture

Pour les Américains tout peut s’apprendre et des écrivains enseignent donc l’écriture aux étudiants … qui ne deviennent pas écrivains pour autant. En France on pense qu’écrire ne s’apprend pas. Les ateliers d’écriture ne vous proposent donc pas d’apprendre à devenir écrivain, mais de faire des exercices pour stimuler votre créativité. Vous écrirez donc, mais pas un roman.

Internet

Utilisez Internet pour :

  • la recherche d’idées
  • la recherche d’informations
  • vous positionner face à la concurrence : si vous trouvez fabuleux tous les textes de blogueurs anti-maison d’édition, inutile de tenter votre chance, vous n’avez pas le niveau.

La question du style

Le style « officiel » avec ses longues descriptions, pleines d’adjectifs, d’adverbes et de figures de style est difficile à maîtriser et risque d’ennuyer votre lecteur.

Le style expérimental est dangereux, attention à ne pas perdre le lecteur au milieu de vos expérimentations.

Au final il vaut mieux écrire avec vos propres mots, sans chercher un style à tout prix et surtout pas en essayant de copier le style d’un autre. Aux Etats-Unis ce qui compte c’est l’histoire, ce qui est raconté, et non comment elle est racontée. Beaucoup de grands auteurs américains ont un style « plat » selon les critères français, cela ne les empêchent pas d’écrire et de vendre leurs livres.

Quelques trouvailles stylistiques qui ont déjà été exploitées (donc inutile d’y revenir)

  • le récit sans ponctuation
  • le récit à la seconde personne du pluriel
  • le style « SMS »
  • les tirets de dialogue placés n’importe où

Les personnages

Il y a deux écoles :

  • partir d’un personnage complexe et fascinant et construire l’histoire autour (ex : Lolita)
  • partir d’une histoire et préciser les personnages pour le besoin de celle-ci (ex : les romans policiers)

Idéalement préférez une version intermédiaire : un bon personnage sans histoire n’a pas plus d’intérêt qu’une bonne histoire dont les personnages sonnent creux.

Enlarge your roman : les dialogues

Le dialogue a deux avantages : il permet d’atteindre plus vite la barre minimum des 100 pages et il plait beaucoup au lecteur moyen. Longtemps mal vu en littérature française, il est aujourd’hui indispensable. Attention toutefois à ne pas parler pour ne rien dire, les dialogues les plus courts sont souvent les meilleurs.

L’épineuse question du sexe

Le sexe fait vendre alors lancez-vous … à condition qu’une telle scène ait sa place dans l’histoire. Attention aux clichés, écrivez une scène qui soit vraisemblable, préférez la suggestion plutôt que la description.

L’incipit

Première phrase, premier paragraphe, première page … un seul but : « Capter l’attention à tout prix. » A une époque lointaine où la télé n’existait pas, les auteurs pouvaient se permettre de prendre leur temps. Aujourd’hui le lecteur est pressé, alors accrochez-le tout de suite, vous n’aurez pas de deuxième chance.

Comment poser la première pierre ?

Pour combattre « l’angoisse de la page blanche » écrivez n’importe quoi, ce qui vous passe par la tête, le reste suivra, et  vous pourrez toujours rectifier plus tard ce qui ne vous plait pas. Ce qui compte c’est que votre page ne soit plus blanche : « l’inspiration vient en écrivant. » Et évitez de vous laisser distraire.

Le choix du titre

Certes le titre n’est pas le seul élément à faire vendre votre livre, mais si le titre ne l’attire pas, le lecteur potentiel n’ira jamais lire la quatrième de couverture de votre roman. Alors soignez-le !

Quelques conseils pour choisir un bon titre

Il doit refléter le contenu de votre ouvrage, ainsi que l’ambiance.

Evitez :

  • les mots abscons qui ne veulent rien dire (ex : Les Catilinaires, Amélie Nothomb)
  • les titres trop longs (ex : Sur le bord de la rivière Piedra je me suis assise et j’ai pleuré, Paulo Coelho)
  • les prénoms (ex : Lolita, Vladimir Nabokov)
  • les jeux de mots si vous n’écrivez pas un « polar rigolard » (ex : La Petite Écuyère a cafté, série « Le Poulpe »)

Choisissez le titre définitif une fois le roman achevé, quitte à en donner un temporaire en attendant.

4 – Votre roman est achevé ? Ce n’est qu’un début

L’évaluation : une étape décisive

S’évaluer tout seul

Avant d’envoyer votre roman à un éditeur, il vous faudra faire plusieurs relectures, pour corriger la forme (fautes d’orthographe, tournures lourdes, …) et le fond (incohérences, platitudes, …). Une fois ce travail bien dégrossi, faites-le lire.

Pourquoi les amis sont à proscrire

La plupart du temps ils n’y connaissent rien, le cas contraire ils ne voudront pas vous froisser et ne seront pas sincères avec vous. Faites-leur lire votre roman si vous avez besoin de flatter votre ego, pas si vous voulez un réel avis.

Où trouver des lecteurs impartiaux

  • première solution : la soirée entre amis

Les amis de vos amis ne sont pas forcément vos amis, et c’est tant mieux ! Choisissez une personne que vous ne connaissez pas, demandez-lui ce qu’il a lu récemment, parlez-lui de votre roman et de vos doutes à ce sujet, demandez-lui de vous faire la faveur de bien vouloir vous donner son avis sur la chose, récupérez son adresse email, et envoyez lui le tapuscrit. S’il prend la peine de le lire, il y a de fortes chances qu’il soit sincère. Multipliez les lecteurs, et faites la moyenne de leurs avis.

  • deuxième solution : Internet

Trouvez un forum littéraire « sérieux » (qui a de nombreux inscrits et de nombreux posts), inscrivez-vous, présentez-vous, présentez immédiatement votre roman (vous n’êtes pas là pour vous faire des amis) et copiez/collez les 2-3 premières pages seulement, c’est suffisant pour que le lecteur se fasse un avis. Et attendez les critiques !

5 – Les chemins hasardeux de l’édition

Chausse-trapes et traquenards

Les agents littéraires

Attention à tous ces faux agents qui pullulent sur le net et cherchent à vous piquer votre argent en vous faisant miroiter de fabuleux contrats.

Le compte d’auteur

Là encore les arnaqueurs vous attendent. Vous paierez très cher des romans que soit vous ne verrez jamais, soit vous stockerez pendant des années dans votre humble demeure en essayant vainement de les refourguer aux petits libraires de votre quartier.

La publication sur Internet

  • Le site personnel ou « site perso » : plus du tout à la mode et demande beaucoup de compétences techniques pour un résultat négligeable.
  • Le blog : Beaucoup plus simple à mettre en place. Chaque article que vous postez peut recevoir des commentaires. Mais peu de lecteurs font l’effort d’en laisser. Pour obtenir des commentaires vous pouvez : les écrire vous-même avec différents pseudos, harceler toute votre famille et vos amis pour qu’ils vous laissent des commentaires, ou laisser vous-même des commentaires sur de nombreux autres blogs incitants à venir voir votre propre blog (ne fonctionne qu’avec des commentaires sirupeux).

La voie royale : le compte d’éditeur

Pourquoi un éditeur publie un livre ?

Pour gagner de l’argent. Votre manuscrit passera entre les mains d’un premier lecteur, puis éventuellement d’un second qui se feront une idée de votre roman avec les 2 premières pages. Si vous passez ce stade vous serez confronté au comité de lecture. Dans tous les cas vous n’avez aucune chance si votre manuscrit ne rentre pas dans le moule de « la politique éditoriale », alors ciblez bien les éditeurs auxquels vous envoyez vos manuscrits. (ex : Actes Sud n’aurait jamais publié Marc Levy)

Envoyer quoi à qui ?

Pour un premier roman, mieux vaut taper à la porte des petits éditeurs que des gros, vous aurez plus de chance de passer les barrières. Chaque année le magasine Lire édite un guide Comment se faire éditer qui recense tous les éditeurs selon leurs genres. Vous pouvez également fureter dans les rayons des libraires et trouver sur les premières pages de chaque roman l’adresse de l’éditeur.

Quelques ultimes conseils, idiots mais utiles

Soignez votre mise en page : police Times New Roman (éventuellement Courrier New, Verdana, Tahoma, … mais restez classique) en corps 12, marges de 2,5 cm, interligne double (taille 2), texte justifié. Chaque page doit maintenant contenir 1500 signes sur 25 lignes. Et n’oubliez pas d’indiquer votre nom et votre adresse sur la première page.

La lettre d’accompagnement

Ecrivez une dizaine de lignes, ce sera parfait, pas de long discours. Évitez de joindre un CV, une photo, les refus des autres éditeurs, un synopsis, …

Se prémunir des angoisses de l’écrivain en devenir

Quoi qu’il arrive, ne jamais sombrer dans la paranoïa

Inutile d’attendre tous les jours l’arrivée du facteur ou le coup de fil de l’éditeur, les lettres de refus arriveront après quelques mois. Pour autant ne fustigez pas contre les éditeurs : « TOUS les manuscrits sont lus […] MAIS tous les manuscrits ne sont pas lus jusqu’au bout. »

La hantise du plagiat

Le plagiat est rare, et seuls les auteurs publiés sont plagiés. Toutefois si vous souhaitez absolument protéger votre œuvre, préférez la Société des gens de lettres plutôt que tous ces soi-disant protecteurs qui pullulent sur le net.

6 – Après des mois d’attente…

Votre livre est publié : et après ?

Le contrat est signé, pour autant le livre n’est pas encore vendu. Il vous faudra convaincre les représentants pour qu’eux même essaient de convaincre les libraires. Si possible essayez de vous mettre également dans la poche l’attaché de presse, ça peut toujours servir. Par la suite si les libraires n’arrivent pas à écouler votre chef-d’œuvre, ils peuvent le renvoyer et vous ne toucherez rien. Avec un peu de chance ils seront alors revendus en solderie pour le quart de leur prix, sinon leur papier sera recyclé pour le roman d’un autre. Plus de cent millions de livres sont ainsi détruits chaque année.

Préparer votre passage télé

Bien que ceci soit peu probable, préparez-vous tout de même, on ne sait jamais.

  • les émissions littéraires

Quelques auteurs assis sur des chaises viennent parler de leur livre. Si vous arrivez là il est important que vous fassiez bonne impression sans quoi personne n’achètera votre bouquin.

      • assurer ses arrières ou la méthode Nabokov : préparez à l’avance votre intervention, peut poser problème si le présentateur vous pose une question qui ne fait pas partie de votre pitch
      • transformer ses défauts en qualité ou la méthode Modiano : vous avez du mal à vous exprimer en public ? Laissez vos phrases en suspens, le regard triste, peut-être que vos concurrents auront pitié et finiront vos phrases pour vous, ils en oublieront leur propre livre. Si ça ne marche pas ils se feront une joie de vous piquer votre temps de parole.
      • provoquer le scandale ou la méthode Bukowski : arrivez complètement saoul sur le plateau, insultez les autres auteurs, faites tout ce qui vous passe par la tête. Vous serez finalement viré du plateau, mais les spectateurs se souviendront de vous (à condition que vous ayez eu le temps de glisser votre nom et celui de votre roman).
  • les talk-shows

Dans ce genre d’émission, on se fiche de votre livre, ce qu’on veut ce sont vos secrets, racontez votre vie (de préférence scabreuse). Ou gardez votre jardin secret en vous inventant une autre vie, mais amusez la galerie.

Votre livre n’est pas publié : et après ?

Deviendrez-vous aigri, désespéré ou obstiné ? A vous de choisir, mais aucun auteur n’est publié sans avoir travaillé encore et encore à son œuvre. Le travail est indispensable, tout autant que le talent.

Le cas de l’AFQR ou comment être reconnu en tant qu’écrivain sans être publié

L’Auteur Frustré en Quête de Reconnaissance (AFQR), après avoir essuyé les refus des maisons d’édition va envahir les forums littéraires. S’il réussi à devenir un incontournable de ces forums, il pourra alors créer son propre forum (ou blog) sur lequel viendront – il l’espère – tous les petits moutons qu’il aura su séduire. Pour asseoir sa notoriété il participera également à tous les concours de nouvelle (ou de roman) qui se présente, finissant forcément par décrocher un prix qu’il exhibera fièrement. Ainsi viendra pour lui la reconnaissance tant attendue.

En guise de conclusion

Mais pourquoi devenir un écrivain finalement ?

Pourquoi persévérer alors que personne ne lit ce que vous écrivez ?

  • Vous voulez qu’on vous reconnaisse dans la rue : tentez plutôt le mannequinat, le cinéma ou la chanson.
  • Vous voulez faire fortune : à part quelques auteurs surmédiatisés, la plupart sont loin de vivre de leurs écrits et ont tous un « vrai » travail à côté.

Si vous n’écrivez ni pour la gloire ni pour l’argent, alors pourquoi ?

Pour le plaisir ? Pour donner un sens à votre vie ? Dans ce cas continuez, peu importe finalement que vous soyez publié.

Extraits de Comment devenir un brillant écrivain

 … ce petit test nous apprend par simple déduction logique que les conditions optimales pour écrire sont réunies si vous êtes : seul(e), au chômage, sans distraction et à la rue. Je suppose que c’est une bonne nouvelle pour un certain nombre d’entre vous.

Ainsi trouvons-nous parmi les grosses ventes ayant défrayé le box-office de ces dernières années, « Seras-tu là ? » de Guillaume Musso et « Où es-tu ? » de Marc levy.
Si le lecteur tente d’évaluer le potentiel dramatique de ces deux romans à la seule lueur de leur titre, il constatera immédiatement que le héros mussolien détient un avantage non négligeable sur son confrère levyien : il sait précisemment où se trouve sa fiancée […]
Que va en conclure notre ami lecteur ? Que les deux écrivains seraient bien inspirés de composer un roman à quatre mains afin de répondre ensemble à leur question  […]

Mon avis

Très drôle à lire. Attention si vous êtes déprimé, l’humour décalé pourrait vous déprimer encore plus ! Pas de recette miracle mais de bons conseils … un peu trop succincts. Un bon rappel des bases de l’écriture de roman, qui entre peu dans les détails techniques. Si vous maîtrisez déjà les bases théoriques, et connaissez les pièges à éviter, ce livre ne vous sera pas d’une grande utilité, mais pourrait vous assurer un bon moment de rigolade … c’est déjà pas mal non ?

Ma note 3/5

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